MARTIN LUMINET

PREMIER EP « MONSTRE » – SORTIE PRÉVUE LE 04/06/2021

Sensation de la dernière édition (réinventée) des Francofolies de la Rochelle, Martin Luminet a mis longtemps à s’autoriser le droit d’être en colère. L’éducation, certainement. Attiré par le décloisonnement des arts, le lyonnais n’endossera finalement ni le rôle du héros séducteur ni celui de l’ami irréprochable auquel certains le destinaient.
Ne pas se réfugier derrière un « best of » de lui-même, ne plus chercher à se donner le beau rôle. Le bain a débordé, c’est maintenant un déluge. Violence sensible et lucidité couperet surgissent de son spoken word.
Il assume pleinement sa face sombre. Cru parfois, cash souvent, percutant toujours.
A l’évidence, il se joue chez Martin Luminet quelque chose d’important, de viscéral et de vital.
Il suffit d’écouter Cœur, envoyé en éclaireur (annonciateur d’un premier EP) et balancé comme quatre vérités, pour recevoir un pur shoot d’adrénaline. Il y a là une confrontation belliqueuse et sans merci avec cet organe de trahison. Il y a là encore une électro cinématographique et cinglante, une tension, un télescopage entre le Biolay d’À l’origine et la noirceur viciée d’Odezenne. Il y a là surtout une urgence à sauver sa peau.

PHOTO @ ARTWORK – CHLOÉ NICOSIA

Martin Luminet est un garçon manqué. Il ne s’en cache pas. Certains y voient la relève d’une scène française bien sage mais Martin a pris l’habitude de faire tout le contraire de ce que l’on attend de lui. Des chansons pour défaire l’amour, une variété désabusée qui rappelle que douceur et douleur ne se tiennent qu’à une lettre près. Il fait partie de cette génération qui dit « Je » pour secrètement dire « nous », qui s’abîme en boite d’ennui mais qui aime de toutes ses forces, qui grandit trop tôt et mûrit trop tard, qui prend de plein fouet le monde qui avance mais qui lutte sournoisement à l’améliorer. Cette génération qui fabrique de la beauté avec quelques souffrances.


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